Carte Carrières de la Madeleine

Un soir de mi-août 19781, vers 23h30, après une soirée passée dans un restaurant montpelliérain, sur la route du retour vers Frontignan où elle résidait alors, au niveau de la carrière de la Madeleine, T1 remarque « un truc bizarre » dans un ciel très clair sans nuage2. Alors que deux des adultes exprimaient leur désir de continuer leur route, ne croyant pas qu'il puisse y avoir quelque chose d'exceptionnel à voir, le conducteur fait le choix de stopper le véhicule devant la carrière. Les quatre adultes descendent de voiture alors que l'enfant reste à l'intérieur. Il ne verra rien.

Ils perçoivent alors un bruit étrange, un vrombissement, et observent un énorme objet, plus gros qu'une maison, à une distance et une hauteur difficiles à estimer, peut-être à une altitude de 20 ou 50 mètres de haut, en direction du Sud-Est par rapport à la carrière et à 150 ou 180 mètres des observateurs de l'autre côté de la route...

En une dizaine de secondes, le petit groupe observe une « authentique soucoupe volante », ronde, avec un dôme au-dessus. Au-dessous, trois ou quatre lumières blanches éclairent verticalement la garrigue. Lorsque les lumières s'éteignent, l'ovni part à très grande vitesse et sans aucun bruit en direction de Palavas, suivant une trajectoire horizontale.

Comme il était fréquent à l'époque de voir dans le ciel languedocien un ballon publicitaire « Goodyear », l'hypothèse est envisagée avant d'être rejetée, d'autant plus que les dimensions de la soucoupe volante sont jugées incomparablement supérieures à celles d'un simple dirigeable.

L'O.V.N.I. disparu, les témoins mettent un petit moment avant de se remettre à parler.

T1 ne se souvient pas si la Lune était visible ce soir-là, et ne saurait localiser le phénomène observé par rapport à une planète ou étoile. Le fait qu'il y avait assez de lumière pour voir clairement la « soucoupe volante » lui fait dire qu'il se pouvait que la Lune ait été présente mais pas dans l'axe du phénomène observé.

Aucun avion, aucun hélicoptère n'a été vu durant l'observation. Deux ou trois voitures sont passées sur la route sans s'arrêter. Le témoin ignore si les occupants ont vu quelque chose.

Aucun dysfonctionnement n'a été observé sur le véhicule – ou sur un quelconque autre appareil (montres...) - qui était arrêté au moment de l'observation et a redémarré sans problème.  Rien d'anormal n'a été noté (paralysie, étourdissement, peur, brûlure, insomnie, maux de tête, guérison, missing-time...). Aucun animal n'était présent. Le témoin ne sait pas si le paysage environnant a été marqué par le phénomène observé ; elle n'est jamais retournée sur les lieux pour vérifier.

Aucun enregistrement de l'observation n'a été fait.

Les témoins n'ont ni pensé ni souhaité déposer en Gendarmerie.

Le lendemain de l'observation, ou deux ou trois jours après, notre témoin principal achète le journal régional Midi-Libre : un article traite de l'observation d'un O.V.N.I. du Sud de la France à la botte italienne.

Thierry Gaulin, le 15/11/2013

 

1La date n'est pas connue avec certitude. L'année 1978 n'est pas sûre à 100%. Il se peut que l'observation ait pris place en 1976.

2Le témoin ne se souvient pas s'il y avait du vent.